Pakistan flood damage mapped by UNOSAT at CERN
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As the waters recede, the Pakistan floods are attracting less attention in the world's media. But at the CERN-based headquarters of UNOSAT, the UN Institute for Training and Research Operational Satellite Application Programme, mapping the damage caused by the floods remains the top priority as the “emergency phase” is only now beginning to level off.
UNOSAT uses impartial, objective data to assess the specifics of a disaster: What surface area has the flood covered? How many bridges and roads have been destroyed? How many areas are impenetrable? Although there are statistical answers to these questions, UNOSAT’s assessment of the damage caused by the Pakistan floods can be simply described in one word: catastrophic.
The images used by UNOSAT are taken from a variety of different sources – commercial and scientific. Once a satellite takes an image, the owner of the data sends it to a downloading station. This data is then transferred to UNOSAT’s data storage system at CERN. “Being located at CERN we can quickly download and store images,” explains Einar Bjorgo, UNOSAT’s Humanitarian Task Manager. “This allows us to do our job so much better than it could be done anywhere else.”
Before the analysis can begin, the data needs to be harmonized with UNOSAT’s system. Images arrive in “raw format”, as each satellite generates different resolutions and sizes that need to be reconfigured. On top of that, images taken by radars – which have the ability to see through clouds – are much more complex to interpret. All in all, it can be a lengthy process if not handled efficiently. The sooner images of a catastrophe are requested, the sooner information obtained from analysing them can get through to the humanitarian workers who need it.
In the case of the Pakistan floods, UNOSAT was on the ball right from the beginning. Unlike the Haiti earthquake, Pakistan’s disaster required regularly updated information as the floodwaters changed direction. “For dynamic situations like floods and conflict situations, it is important to report how they develop over time,” says Bjorgo. “In the case of an earthquake like Haiti, it’s more: it happens and you analyse the results.”
Although it has been three months since reports emerged about the Pakistan floods, the UNOSAT team is still tracking the moving waters. “What makes Pakistan different to other natural disasters is the pure scale and how long it has lasted. The actual flood event is just starting to retreat,” explains Bjorgo.
Long after the film crews have left, UNOSAT will remain with the catastrophe. “We stay – just as we stayed in Haiti, and just as we stayed a long time after the Tsunami in South-East Asia: looking at reconstruction, working with NGOs,” says Bjorgo. “We will still stay on this for a long, long time to come. But the emergency phase is fading out – the disaster is entering another phase, and so are we.”
Other (French)
Alors que le niveau des eaux baisse, les inondations au Pakistan ne font plus la une des médias du monde entier. Mais au siège d'UNOSAT, le Programme des applications satellitaires opérationnelles de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), hébergé au CERN, cartographier les zones sinistrées par les inondations reste une priorité, la « phase d'urgence » commençant tout juste à se stabiliser.
UNOSAT utilise des données impartiales et objectives pour évaluer les spécificités d’une catastrophe : Quelle surface l'inondation a-t-elle recouverte ? Combien de ponts et de routes ont été détruits ? Combien y a-t-il de zones inaccessibles ? Certes, les statistiques peuvent répondre à ces questions, mais les dégâts des inondations au Pakistan évalués par UNOSAT se réduisent à un seul mot : catastrophiques.
Les images utilisées par UNOSAT proviennent de sources diverses – tant commerciales que scientifiques. Une fois qu'un satellite a acquis une image, le propriétaire des données correspondantes envoie celles-ci vers un poste de téléchargement. Ces données sont ensuite transférées vers les systèmes de stockage des données d’UNOSAT au CERN. « Être implanté au CERN nous permet de télécharger et de stocker rapidement des images, explique Einar Bjorgo, chef des activités de cartographie humanitaire d’UNOSAT. Nous pouvons ainsi faire bien mieux notre travail qu’ailleurs. »
Avant leur analyse, les données doivent être correctement formatées par le système d’UNOSAT. Les images arrivent dans un format « brut », car chaque satellite utilise des résolutions et des tailles différentes qui doivent être reconfigurées. En outre, les images radar, qui permettent de voir à travers les nuages, sont bien plus difficiles à interpréter. Tout cela fait que le processus peut être particulièrement long s’il n’est pas effectué de manière efficace. Plus vite on acquiert les images d’une catastrophe, plus vite on peut transmettre les données des analyses aux équipes humanitaires qui en ont besoin.
Dans le cas des inondations au Pakistan, UNOSAT s’est tout de suite montré efficace. À la différence du tremblement de terre en Haïti, la catastrophe survenue au Pakistan a demandé une mise à jour régulière des informations, du fait des changements de direction des eaux. « Pour les situations évolutives, comme les inondations ou les conflits, il est important d’étudier leur progression dans le temps, explique Einar Bjorgo. Dans le cas d’un tremblement de terre, il s’agit plutôt d’analyser les résultats d’une catastrophe ponctuelle. »
Bien que les rapports sur les inondations au Pakistan aient été publiés il y a déjà trois mois, l’équipe d’UNOSAT suit toujours le déplacement des eaux. « Le désastre du Pakistan diffère des autres catastrophes naturelles de par son ampleur et sa durée. L’épisode des inondations à proprement parler commence seulement à régresser », ajoute Einar Bjorgo.
Longtemps après le départ des reporters, UNOSAT suit toujours la catastrophe. « Nous restons actifs, comme nous l’étions à Haïti, et comme nous l’avons été longtemps après le tsunami, en nous occupant de la reconstruction du pays et en travaillant avec les ONG, conclut Einar Bjorgo. Nous suivrons encore très longtemps la situation au Pakistan. La phase d’urgence régresse, mais une nouvelle phase débute pour le Pakistan ; et pour nous aussi. »
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- 1295933
- CDS Report Number
- BUL-NA-2010-254
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