All That Glitters Is Not Gold
Authors/Creators
Description
The surface treatment lab team.
From left to right, J. Carosone, M. Malabaila, J-P. Malivert (front row), M. Thiebert, and A. Lasserre (back row).
Apiece of stainless steel equipment, destined for the LHC, was delivered to building 102 last Friday morning. This past Monday the equipment emerged from the same building in the afternoon, looking very much the same as it did when it arrived... with one small difference. The equipment was no longer steel, but gold. This may sound like medieval alchemy, but not all is as it appears. In fact there is no sorcery involved, just lots of careful chemical engineering. No wizards either, but rather a talented team of individuals... the CERN surface treatment lab group.
Copper, silver, and gold are all incredibly important to particle physics projects because of their ability to conduct electricity with very low resistance. Unfortunately, these metals are also expensive and cannot be used frequently in large quantities. So instead of building equipment out of gold, equipment is frequently constructed in steel or aluminium and then plated with gold, silver, copper, nickel, or whatever metal is needed.
The surface treatment lab covers common metals with rarer ones through a process called electroplating. When electroplating is done, the piece of equipment made out of a common metal (like steel) is submerged in a solution which has the desired rare metal (like gold) dissolved in it. An electric current is then run through the solution to the common metal. The tiny rare metal particles follow the current and stick to the common metal when they reach it. It is then that the plating occcurs. All in all, a relatively simple process, but it can be potentially hazardous.
Metals like those used in the lab do not dissolve in ordinary solutions. Nickel and copper must be dissolved in vats of acid, while gold and silver must be dissolved in vats of cyanide. Definitely not a place for small children! In spite of the apparent danger the lab goes to great lengths to keep safe. Respirators, goggles, and gloves are omnipresent. Ventilation systems sweep the fumes from the chemicals away as soon as they leave the surface of the vats and most importantly the acid and the cyanide are kept on separate sides of the room (if cyanide and acid mix, the resulting chemical reaction is not conducive to life as we know it).
But the surface treatment lab is not just involved in electroplating. The lab also super cleans the surfaces of various metals through processes like pickling, chemical degreasing, and even glass bead blasting! Pickling involves immersing metal in a high concentration acid solution and letting the acid clean off rubbish from its surface. Chemical degreasing uses ultrasonic waves along with liquid cleaners to break apart oils. Glass bead blasting does exactly what it sounds like, it blasts tiny glass beads at a surface to clean it off (kind of like sand blasting). And in the area where large pieces of equipment are treated (particularly large cavities), high pressure water measuring 100 Bar in strength is used (that's the same amount of pressure as that which would be at the bottom of a 1000 meter waterfall if the water didn't slow down due to air resistance).
So for washing, degreasing, pickling, and metal plating... look no further, the CERN surface treatment lab is where it's at!
Technical info
Cover articleOther (French)
Le groupe du laboratoire de traitement des surfaces.
De gauche à droite, J. Carosone, M. Malabaila, J-P. Malivert (devant), M. Thiebert, et A. Lasserre (à l'arrière).
Vendredi dernier, en matinée : livraison au bâtiment 102 d'un équipement en acier inoxydable destiné au LHC. Lundi après-midi : même bâtiment, même équipement ou presque, à une petite différence près par rapport au vendredi... l'or a remplacé l'acier. Que ceux qui y voient un tour d'alchimie sorti du Moyen Âge ne se fient pas aux apparences. En fait de sorcellerie, de la chimie et beaucoup de rigueur. Dans le rôle des magiciens, une équipe d'individus talentueux : le groupe du laboratoire de traitement des surfaces du CERN.
Le cuivre, l'argent et l'or sont extrêmement importants pour les projets en physique des particules car ce sont d'excellents conducteurs d'électricité qui n'offrent que très peu de résistance. Malheureusement, ce sont aussi des métaux onéreux et il est souvent impossible de les utiliser en grande quantité. Alors, au lieu de construire des équipements en or, on a fréquemment recours à de l'acier ou de l'aluminium que l'on recouvre d'or, d'argent, de cuivre, de nickel ou de tout autre métal, selon les besoins.
Le laboratoire de traitement des surfaces recouvre des métaux ordinaires avec des métaux plus rares grâce à un processus dit de galvanoplastie. Cette opération consiste à immerger l'équipement en métal ordinaire (de l'acier par exemple) dans une solution dans laquelle le métal rare souhaité (l'or) a été dissous. Un courant électrique traverse ensuite la solution jusqu'au métal ordinaire. Les minuscules particules de métal rare suivent le courant et adhèrent au métal ordinaire lorsqu'elles arrivent à son contact. Le plaquage se produit alors. Un procédé somme toute relativement simple mais potentiellement dangereux.
Les métaux utilisés dans le laboratoire ne se dissolvent pas dans des solutions ordinaires. Le nickel et le cuivre doivent être dissous dans des cuves d'acier, l'or et l'argent dans des cuves de cyanure. Un endroit assurément pas fait pour les enfants ! Malgré le danger apparent, tout est fait pour garantir la sécurité du laboratoire. Respirateurs, lunettes et gants sont omniprésents. Les systèmes de ventilation évacuent les fumées des produits chimiques dès qu'elles quittent la surface des cuves et, surtout, l'acide et le cyanure sont tenus à l'écart l'un de l'autre (s'ils se mélangent, ils déclenchent une réaction chimique mortelle, comme chacun sait).
Mais la galvanoplastie n'est pas l'unique activité du laboratoire de traitement des surfaces. Ce dernier purifie également les surfaces de divers métaux grâce à des procédés comme le décapage, le dégraissage chimique et même la projection de billes de verre ! Le décapage consiste à immerger un métal dans une solution à forte concentration d'acide et à laisser l'acide nettoyer les impuretés présentes en surface. Le dégraissage chimique utilise les ondes ultrasons et des nettoyants liquides pour dissoudre les huiles. Comme son nom l'indique, la projection de billes de verre consiste à projeter de minuscules billes de verre sur une surface pour la nettoyer (un peu comme le sablage). Dans la zone où sont traités des équipements de grande taille (notamment de grandes cavités), on utilise de l'eau haute pression (100 bars, soit la même pression que l'on aurait au pied d'une cascade de 1000 mètres si l'eau n'était pas ralentie du fait de la résistance de l'air).
Pour le lavage, le dégraissage, le décapage et la galvanisation... n'allez pas chercher plus loin. C'est au laboratoire de traitement des surfaces que cela se passe !
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Identifiers
- CDS
- 45322
- CDS Report Number
- BUL-NA-2001-085
- Aleph number
- 000006804MMD
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- Other: ADMBUL_0021398 (Other)